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rubans colorés virevoltants au vent

Le choix du tissu en teinture naturelle : coton, lin, laine ou soie, lequel choisir ?

  • il y a 9 heures
  • 12 min de lecture

Le choix du tissu en teinture naturelle est tout aussi important que le choix des plantes tinctoriales ou le choix du mordant : c’est essentiel ! 


Dans cet article, on va voir ensemble les différents types de fibres qui existent et celles qui sont adaptées à la teinture naturelle. Toutes ne fixent pas la couleur aussi efficacement. Pour comprendre le processus de teinture végétale dans son ensemble, je te conseille de lire d’abord l’article sur la teinture naturelle


Sinon, en route pour un tour d’horizon des fibres textiles adaptées à la teinture naturelle !


fibres naturelles prêtes à teindre


Fibres naturelles, artificielles et synthétiques : lesquelles peut-on teindre naturellement ?


Il existe deux grands types de fibres textiles : les fibres naturelles et les fibres chimiques. Les fibres naturelles sont fabriquées grâce à un processus mécanique. Les fibres chimiques, quant à elles, résultent d’une transformation chimique. Ces dernières se divisent en deux catégories : les fibres artificielles réalisées à partir de matériaux naturels et les fibres synthétiques réalisées à partir d’hydrocarbures.



Fibres naturelles végétales et animales : les meilleures alliées de la teinture naturelle


Parlons, tout d’abord des fibres naturelles. Elles sont dites naturelles, car les fibres peuvent être d’origine végétale, comme le coton ou le lin, ou animale comme la laine ou la soie par exemple. Ce sont les fibres qui ont le plus d’affinités avec les couleurs naturelles


En effet, les fibres textiles d’origine naturelle possèdent des sites de fixation sur lesquels les mordants peuvent se fixer facilement et par extension, les molécules de colorant naturel. Pour en savoir plus sur le processus de mordançage, je te conseille de lire mon article sur le B.-A.-BA du mordançage.


Il est donc essentiel d’utiliser du textile en fibres d’origine naturelle pour teindre naturellement. Ce sont d’ailleurs, les fibres utilisées historiquement pour teindre. Mais ce ne sont pas les seules !



Fibres textiles artificielles : peut-on les teindre en teinture naturelle ?


Comme les fibres naturelles, les fibres dites artificielles sont fabriquées à partir de matériaux d’origine végétale ou animale. La différence réside dans le processus d’assemblage des fibres qui nécessite des traitements chimiques pour les fibres artificielles.


Comme elles sont fabriquées à partir de fibres naturelles, il est donc également possible de teindre des fibres artificielles avec des teintures naturelles. On pourra citer, parmi les plus connues : la viscose, le modal ou le lyocell. Autant d’appellations que l’on retrouve sur les étiquettes des vêtements et qui seront utiles à identifier pour les personnes qui teignent du textile de seconde main, comme moi.



Fibres synthétiques et teinture naturelle : pourquoi ça ne fonctionne pas


La dernière catégorie est celle des fibres dites synthétiques. Ces fibres sont synthétisées chimiquement (construite brique par brique) à partir de dérivés du pétrole ou du gaz notamment.


Ces fibres ont très peu d'affinité avec les colorants naturels. La couleur ne peut pas se fixer aux fibres synthétiques et le premier lavage redonne au tissu, sa couleur blanche initiale. 


De plus, les fibres synthétiques sont généralement imperméables. Il est difficile de les imbiber avec un liquide. Ce n’est pas le cas des fibres naturelles qui peuvent facilement se gorger d’eau. Cette propriété facilite grandement l'accès des molécules colorantes contenues dans le bain de teinture jusqu’aux fibres à teindre.


Ceci étant la théorie, j’ai expérimenté malgré moi de teindre des textiles faits en fibres synthétiques et étonnamment, certaines teintures semblent s’accrocher à ses fibres, même après lavage. Les teintes obtenues sont cependant, bien plus pâles que sur des fibres naturelles. Mais selon le rendu désiré, cela peut être une bonne piste d’exploration !


nuancier de fleurs de coréopsis sur coton, lin, laine et soie


Coton et lin vs laine et soie : pourquoi la nature des fibres change tout en teinture naturelle


Comme on l’a vu précédemment, seules les fibres d’origine naturelle fixent efficacement les couleurs naturelles. Ces fibres naturelles se classent en deux sous-catégories : les fibres d’origine animale et les fibres d’origine végétale. Ces deux types de fibres ne vont pas fixer la couleur de la même façon et c’est ce qu’on va voir dans ce paragraphe.



Comment la composition de la fibre influence la prise de teinture 


Les fibres animales et les fibres végétales n’ont pas la même structure chimique. En effet, les fibres animales sont essentiellement composées de protéines qui possèdent des sites de fixations appelés NH. Alors que les fibres végétales sont composées de glucides qui ont des sites de fixations nommés OH.


Fibres

Animale

Végétale

Exemples

Laine, soie

Coton, lin

Molécules

protéine

cellulose

Sites de fixation

NH

OH

Types de liaison

liaison ionique

liaison hydrogène


Les liaisons hydrogène OH sont moins solides que les liaisons ioniques NH.


Un peu barbares, tous ces termes… Essayons de clarifier. Imaginons la liaison hydrogène comme un tube de colle UHU. Ça tient bien mais à force de tourner les pages, ça se décolle progressivement. C’est le cas des fibres végétales.


De la même façon, imaginons que la liaison ionique est de la super glue. Une fois collé, c’est impossible de séparer les deux éléments. C’est ce qui se passe sur les fibres animales. Les liaisons entre le complexe mordant+colorant et les fibres animales sont donc plus solides que sur les fibres végétales.



Pourquoi la laine et la soie fixent mieux les couleurs en teinture naturelle


La laine et la soie sont des fibres d’origine animale. Elles agissent donc comme la super glue pour fixer les molécules colorantes. C’est pourquoi il est plus facile d’obtenir des couleurs saturées et durables sur la laine ou la soie


De plus, les liaisons NH que forment les fibres animales sont plus hydrophobes et donc moins dégradées en présence d’eau que les liaisons OH. Le lavage est donc plus agressif pour les couleurs sur les fibres végétales.


Enfin, les fibres animales dites protéiques présentent majoritairement des sites de fixation NH. Mais elles contiennent aussi d’autres sites réactifs qui peuvent lier les couleurs naturelles, dont les mêmes sites OH que les fibres végétales et des sites COOH. L’ensemble de ces possibilités de fixation donne à la laine et à la soie, la possibilité de fixer plus de molécules colorantes et donc de créer des couleurs plus intenses.



Résultat de teinture selon la fibre : le choix du tissu en teinture naturelle influence la couleur finale


On peut d’ailleurs observer ces différences de couleurs finales selon le type de fibres teintes, sur les nuanciers suivants : 


nuanciers de teinture végétale sur coton, lin, laine et soie

Les fibres cellulosiques dans les première (coton) et deuxième colonnes (lin) de chaque nuancier sont plus pâles que les fibres protéiques dans la troisième (soie) et la quatrième colonnes (laine).



Améliorer la fixation des teintures sur le coton et le lin : les techniques d'animalisation des fibres


Afin de pallier cette pâleur des fibres d’origine végétale, on peut animaliser les fibres cellulosiques. L'animalisation, comme son nom l’indique, consiste à rendre les fibres végétales plus animales : on veut leur ajouter des sites de fixation NH. Pour ce faire, on plonge les fibres végétales dans un bain protéiné à base de lait de soja ou de lactosérum. Cette étape permet d’obtenir des couleurs plus saturées et durables sur coton et lin.




Comment identifier la composition d'un tissu avant de le teindre avec des plantes?


On vient de voir la partie théorique pour comprendre les différences fondamentales entre les fibres textiles. Voyons maintenant comment reconnaître ses différentes fibres et sélectionner les meilleures pour teindre naturellement.



Lire les étiquettes de composition textile : ce que chaque mention signifie


La première façon qui est la plus simple est de vérifier si le textile convoité possède une étiquette. Ça peut paraître simple, mais il est vraiment essentiel de connaître la composition du tissu qu’on veut teindre avec des teintures naturelles.


De façon générale, quand un textile est composé de 100% de fibres d’origine naturelle, il sera facile à teindre. S’il est composé de fibres naturelles et de fibres synthétiques, on pourra la teindre naturellement, mais la couleur obtenue sera plus pâle qu’un textile 100% naturel car les fibres synthétiques ne fixent pas les colorants naturels. Et enfin, les textiles 100% en fibres synthétiques sont à proscrire en teinture naturelle.


J’ai fait un classement des exemples de compositions qu’on peut lire sur les étiquettes textiles : 


⭐⭐⭐

⭐⭐

100% coton / lin / laine / soie 50% coton + 50% lin 20% mohair + 80% laine 80% coton + 20% élasthanne

100% viscose

20% laine + 80% polyester 50% coton + 50% polyester 70% viscose + 30% polyester 

100% polyester 100% élasthanne 100% nylon 100% polyamide



Développer sa sensorialité pour identifier les fibres textiles


Cette seconde méthode est plus abstraite. Mais je voulais l’évoquer ici, car j’ai développé cette sensorialité au fil des années et elle me sert beaucoup aujourd’hui lors de mes emplettes en magasins de seconde main.


Il est possible de reconnaître le type de fibres au visuel et au toucher. Ce n’est pas évident au début, mais à force de pratiquer, on se perfectionne. Il est d’ailleurs possible de s'entraîner sur des textiles que l’on a déjà chez soi.


Voici les critères qui me permettent d’identifier l’une ou l’autre des 4 fibres que j'aime appeler principales. Évidemment, cet exercice est beaucoup plus facile sur des étoffes faites avec seulement un type de fibre. Je m’en sers surtout à la section couture des ressourceries, pour identifier du tissu, du fil ou des pelotes sans étiquette.


👉🏽 le coton est très blanc, ses fibres sont fines et régulières et il est tissé serré.

👉🏽 le lin est un tissu fluide et froissé. Ses fibres blanc cassé sont plus irrégulières.

👉🏽 la laine est généralement grattante au toucher ; l’étoffe est plutôt épaisse et moelleuse.

👉🏽 la soie est un tissu fin et froissé. La soie naturelle est mat, mais le satin est brillant.



Le test de la flamme pour identifier une fibre textile : mode d'emploi


La troisième méthode que je veux présenter ici est le test de la combustion. Évidemment, cette technique n’est pas sans risques, car elle nécessite l’usage d’une flamme. Chacun doit prendre les dispositions nécessaires avant de réaliser ce test et est responsable de ses actes.


Je réalise toujours ce test à proximité d’un robinet et dans une assiette en céramique. L’identification réside dans la façon de brûler du textile et de l’odeur qu’il dégage. J’ai fait un arbre de décision ci-dessous : 


arbre de décision : test de la flamme

Pour différencier chaque fibre parmi les protéiques (laine ou soie) et les cellulosique (coton ou lin), je combine généralement avec la technique sensorielle évoquée ci-dessus.



Coton, lin, laine, soie : les spécificités de chaque fibre pour réussir sa teinture naturelle


Maintenant, que l’on sait reconnaître les fibres qui peuvent être teintes naturellement, on va voir quelles sont les exigences de chaque fibre lors du processus de teinture. Comme précédemment, je ne traiterais, dans cette partie, que des 4 fibres usuelles : le coton, le lin, la laine et la soie.



Teindre le coton en teinture naturelle : une fibre répandue mais exigeante


Le coton est la fibre naturelle la plus facile à se procurer en neuf comme en seconde main. Aujourd’hui, la majorité de nos textiles en fibres naturelles sont faits en coton comme les t-shirts ou les draps.

En teinture naturelle, le coton n’est pas très exigeant. Il supporte bien la chaleur du bain de teinture ainsi que l’acidité. C’est une fibre, somme toute, facile à teindre. 


Mais comme on l'a vu précédemment, le coton a peu d’affinité avec les colorants naturels. Il est donc essentiel de le mordancer avant la teinture et éventuellement de l’animaliser.



Le lin en teinture naturelle : une fibre locale aux nuances brutes et vivantes


Comme le coton, le lin est une fibre végétale qui est peu exigeante. Les fibres de lin résistent bien à la chaleur et à l’acidité du bain de teinture.


Cependant, il est moins facile de trouver ce type de fibre dans le commerce. Le lin est plus rare surtout sous forme brute non teinte. Avec de la chance, on peut trouver des draps ou des nappes anciennes en lin dans les ressourceries.


Comme le coton, cette fibre à besoin d’être mordancée pour offrir des couleurs durables. Les couleurs obtenues sur lin sont vivantes et elles réagissent aux changements d’éclairage.



La laine, alliée idéale de la teinture naturelle : des couleurs riches et chaleureuses


À l'inverse du coton et du lin, la laine est une fibre d’origine animale. On peut facilement la trouver sous forme de pull tricoté et parfois sous forme de pelotes ou d’étoffe.


La laine est une fibre sensible. Les variations de chaleur et les frottements peuvent la faire feutrer. Lors du mordançage et de la teinture, on veillera à faire monter la température du bain avec la laine immergée afin d’éviter les chocs thermiques. 


La laine est naturellement imperméable, il faudra alors l’humidifier manuellement avant de la plonger dans un bain afin d’optimiser la prise de couleur. La couleur peut pénétrer plus facilement dans les fibres immergées dans un bain chaud.


Étant de nature protéique, la laine se teint facilement avec des couleurs naturelles. L’ajout de mordant sera forcément bénéfique pour des couleurs durables. Les teintes obtenues seront alors bien saturées et uniformes.



Sublimer la soie en teinture naturelle : un processus délicat pour des teintes lumineuses


Comme la laine, la soie est une fibre d’origine animale ce qui lui confère une capacité de teinture optimale. L’étoffe de soie étant souvent fine, peu de teinture est nécessaire pour obtenir des nuances riches.


Cependant, la soie est fragile. Elle ne tolère pas non plus les variations de chaleur. Son processus de teinture s’apparente à celui pour la laine. J’ai cependant réussi à teindre des étoffes en soie à froid.

Les couleurs obtenues sur soie peuvent être pastel ou très intenses ; il faudra veiller à ajuster la quantité de plantes colorantes dans le bain de teinture selon la nuance désirée.


fibres textiles dans des bains de mordançage


Adapter le processus de teinture selon la nature des fibres textiles


On vient de voir que chaque fibre à ses spécificités. Nous allons maintenant voir comment adapter les paramètres de chaque étape du processus de teinture selon la nature des fibres.



Préparer son tissu avant le bain de teinture : l'étape qu'on néglige trop souvent


Avant d’être mordancées et teintes, tous les types de fibres doivent être lavés et décatis. En effet, les fibres sont recouvertes d’apprêts qui aident alors du processus de fabrication. Ces apprêts sont de matières graisses qui empêchent les mordants et les colorants d’atteindre les fibres pour s’y fixer. il est donc nécessaire de les éliminer.


Les fibres animales sont sensibles alors on fera un nettoyage doux en augmentant progressivement la température du bain de lavage et de décatissage. Pour les fibres végétales, il y a moins de risque et on pourra les faire bouillir quelques heures dans une eau alcaline.



Quels mordançages appliquer selon la fibre : coton et lin vs laine et soie


Le coton et le lin nécessitent une préparation des fibres rigoureuse qui implique plus étapes successives afin d’espérer atteindre l’intensité des couleurs que l’on obtient sur laine ou soie. Dans l'idéal, on réalise les étapes suivantes : d’abord une animalisation, puis un tannage et enfin le mordançage.


Pour la laine et la soie, le processus est moins exigeant. L’étape de mordançage est souvent suffisante pour obtenir des couleurs intenses. Si on le désire, on pourra renforcer les couleurs avec un bain de tanins précédent le mordançage.



Température, durée et pH : paramètres du bain de teinture naturelle selon la fibre

Le bain de teinture doit être ajusté selon deux critères : d’abord selon les besoins de l’extraction des colorants ou des mordants, puis selon les besoins des fibres. Il est toujours possible d’ajuster les différents paramètres en cours de processus : 


Fibres

Coton

Lin

Laine

Soie

Température du bain

bouillant

bouillant

progressive

progressive

Durée de coloration

1 nuit

1 nuit

1 heure

1 heure

pH du bain

alcalin

alcalin

plutôt acide

plutôt acide


D’une façon générale, toutes les fibres prennent plus rapidement la couleur à chaud. Mais avec de la patience, il est également possible de mordancer et de teindre à froid.



Comment le tissage et le grammage du tissu influence la teinte finale


Un dernier paramètre qui entre en jeu dans le rendu final de la couleur : c’est la densité du textile à teindre. En effet, pour un même bain de teinture, un tissu dense et un tissu léger n’auront pas la même teinte. Le tissu dense ayant plus de matière à colorer sera plus clair alors que le tissu léger qui contient moins de fibres à colorer sera plus foncé.


Le tissage a également un impact sur le rendu final. En effet, sur une même étoffe ayant deux tissages distincts, il sera facile de voir deux nuances différentes sur le même tissu.


les différents types de fibres naturelles


Aller plus loin : les autres fibres textiles à teindre avec des teintures naturelles


Dans cet article, j’ai parlé des fibres textiles les plus courantes et qui sont celles avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler. Mais il en existe une multitude d’autres, animales et végétales, qui peuvent également être teintes avec les teintures naturelles.



Teindre d’autres fibres végétales : chanvre, bambou et jute


👉🏼 Le chanvre est similaire au lin. Sa texture est cependant plus rêche et il peut être difficile à teindre en couleurs vives.


👉🏼 Le bambou prend bien les teintures naturelles, mais nécessite un mordançage adéquat pour obtenir de belles couleurs.


👉🏼 Le jute peut être teint, peint ou imprimé. Il est souvent utilisé pour coudre des Tote bags.


Teindre d’autres fibres animales : cachemire, mohair et alpaga


👉🏼 L’alpaga nécessite une attention particulière pour ne pas le feutrer. En tant que fibres d’origine animale, il prend très bien la couleur.


👉🏼 Le mohair est également très réceptif aux teintures naturelles et produit des couleurs intenses sur des fils fins et fluffy.


👉🏼 Le cachemire est une fibre assez fragile qui nécessite de la douceur et ne tolère pas les brassages trop intenses.




Et toi, quelles fibres est-ce que tu teins ?


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Sources et références sur les fibres textiles


Pour découvrir les différents types de fibres


Pour comprendre les différents tissages


Pour approfondir la chimie des fibres


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